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Montpellier : il meurt huit jours avant de gagner son long procès

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Source : Midilibre, GUY TRUBUIL le 25 septembre 2018


Âgé de 87 ans, Adrien Trivaletto poursuivait son employeur, Adrexo, depuis 2012.

Des prud’hommes de Montpellier jusqu’à la Cour de Cassation ? Il avait choisi d’aller jusqu’au bout pour défendre ses intérêts. Âgé de 87 ans, Adrien Trivaletto a fini par obtenir gain de cause, le 11 septembre dernier devant la Cour d’appel de Nîmes… Mais l’arrêt tant attendu et enfin positif est intervenu… huit jours après son décès.

Distorsion entre le temps de travail effectif et réel

"C’est terrible, c’est un homme qui n’aura jamais connu sa victoire", commente Me Luc Kirkyacharian, dont le cabinet avait accompagné le retraité dans toutes ses démarches. Adrien Trivaletto avait décidé de poursuivre son employeur, la société de distribution de publicité dans les boîtes aux lettres Adrexo en 2012.

Avec un autre salarié, lui aussi retraité aux revenus modestes et donc contraint d’avoir recours à un autre travail, il contestait notamment la distorsion entre le temps de travail effectif et celui réellement pris en compte par la société, basé sur une convention collective surannée

15 000 € de dommages et intérêts

Après avoir perdu devant les prud’hommes, puis la cour d’appel de Montpellier, la Cour de cassation avait finalement estimé en novembre 2016 que le contentieux méritait une autre analyse, suivant en cela la lecture de Me Céline Rousseau, l’avocate du retraité, particulièrement satisfaite de cet arrêt.

En septembre dernier, la cour d’appel de Nîmes a donc prononcé la "requalification du contrat à temps partiel modulé" qui liait Adrien Trivaletto à Adrexo en un contrat à temps complet.

15 000 € ont été attribués à l’octogénaire au titre des dommages et intérêts liés à la requalification. La récompense du courage et de la pugnacité quitte à ne pas connaître l’issue du combat.