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Le virus de l'insécurité au travail

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On a facilement fait de la lutte contre la mortalité routière une grande cause nationale.

Qu’en sera-t-il de la santé au travail après le COVID-19 ? On le sait maintenant ce n’est pas une « gripette ».

La commission de contrôle départementale du BTP conclue le 20.03.2020 unanimement à la nécessité d’arrêter tous les chantiers.

Des propositions parmi les plus insolites et les plus indignes avaient précédées le débat : « peut on faire par exemple le tri des salariés présentant des risques… »

De fait l’exercice des métiers du bâtiment et bien d’autres métiers sont incompatibles avec les règles sanitaires et principalement la mise en place permanente des gestes barrières.

On s’interroge à juste titre sur l’efficacité des avis donnés par des institutions qui ne décident pas. Pourtant au regard de l’obligation de l’employeur de la protection de la santé de ses salariés, et du risque d’une mise en œuvre demain leur responsabilité pour mise en danger de la vie d’autrui, la Commission Paritaire fait un constat sans appel : Personne ne pourra dire qu’il n’était pas au courant.

Et ce d’autant, que le traitement judiciaire de cette question de la sécurité au travail passe obligatoirement par la lecture du document unique contenant procédures et préconisations, lesquels documents n’ont pas été actualisés alors que les chantiers sont des lieux par excellence de la co-activité nécessitant des adaptations immédiates aux mesures sanitaires.

Celui qui contreviendra à l’avis s’expose donc à un risque judiciaire sur multiplié.

A quand une réforme législative qui fera des salariés des décideurs en matière de sécurité au travail comme l’était il y a quelques dizaines d’années dans les Cévennes voisines, le Délégué Mineurs qui pouvait arrêter à tout instant le travail dans la mine, à égalité de prérogatives avec le Directeur du Site.