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Le COVID-19 prétexte à une double discrimination...

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Une salariée, co fondatrice d’une Association de travailleurs sociaux exerçant le métier de psychologue pour des publics défavorisés, à temps partiel se voit notifier une décision de mise à la retraite assortie d’un argumentaire qui ouvre un débat que l’on croyait clos.

Il est d’abord rappelé à l’intéressée que compte tenu de son âge elle aurait pu être mise à la retraite plus tôt. Mais le rédacteur ajoute une explication contextuelle explicitement liée au risque impossible d’un éventuel retour sur l’emploi de cette salariée en raison « de sa fragilité liée à l’âge ».

Cette double explication a pour effet s’associer deux critères de discrimination illicites (l’âge de la salariée et son état de santé virtuel) et de faire de l’employeur un médecin du travail qu’il n’est pas.

Cette salariée n’a pas été malade et elle n’envisage pas de l’être…

Cette décision est à la fois une anticipation surprenante et une annonce définitive, c’est une ligne rouge qui a été franchie.

Si une société prétend se construire sur des valeurs et notamment le principe d’égalité des salariés sur le marché de l’emploi, aucune crise ne saurait justifier la moindre entorse au principe affiché.

La loi n’a pas prévu la possibilité pour l’employeur de retirer un salarié d’une situation de travail (future) pour des motifs de santé public.

La crise ne peut pas être l’occasion du recul des droits du salarié mais doit, au contraire, l’occasion renouvelée de protéger les droits des salariés.

Restons mobilisés.