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Montpellier : des intérimaires attaquent Nicollin aux prud'hommes

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source : midilibre par JEAN-FRANÇOIS CODOMIÉ

Cinq salariés intérimaires sont concernés. La décision sera rendue le 16 mars prochain.

“Pendant cinq ans, ils ont été à disposition, avaient le téléphone sur eux et étaient appelés dans l'heure”, raconte maître Céline Rousseau. À propos de ces cinq intérimaires qui, entre 2012 et 2016, ont travaillé pour le groupe Nicollin. Des missions successives en fait, dédiées à la collecte des déchets.

De là à comprendre que ces employés travaillaient sur des postes structurels, il n'y a qu'un pas. Franchi par Me Rousseau qui est allée plaider leur cause devant le conseil des prud'hommes, le 6 décembre.

“Le sentiment qu'ils sont des données interchangeables”

Et celle-ci d'expliciter : “Quand ils sont venus me voir en mars 2016, la seule chose qu'ils voulaient, c'était un contrat à durée indéterminée (CDI).” Faute d'être entendus, ils ont donc décidé de saisir la juridiction “dans une démarche de demande d'indemnisations”. Mais sur l'audience, “Nicollin et Proman (l'agence d'intérim, NDLR) se sont renvoyés la balle”, déplore l'avocate.

Puis de préciser : “Proman a toujours eu le même argument : la seule chose sur laquelle ils disent pouvoir être responsables, c'est sur des vices de forme relatifs à la passation des contrats. De son côté, le groupe Nicollin pousse la mauvaise foi à l'extrême. C'est honteux d'alléguer qu'ils ne connaissent pas le montant des salaires versés à ces personnes ! On a le sentiment que ces salariés sont des données interchangeables sans aucune valeur. Comme position, c'est aberrant ! Cette façon de recourir de façon récurrente à des remplacements temporaires démontre que l'entreprise fait face à un besoin permanent de personnel.” L'affaire désormais entre leurs mains, les conseillers rendront leur décision le 16 mars prochain.